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Agro-PastoraleÉcole en ligne

Technicien › 1re année › Agronomie générale › Le milieu physique de production

Leçon · 35 min · 10 questions

Le milieu physique de production

Objectif

Caractériser les différentes composantes du milieu physique, les types de terrains agricoles et les risques qui ont une influence sur la production végétale.

Avant de semer, l’agriculteur regarde son milieu : le ciel, le terrain, le sol, l’eau et les êtres vivants autour de la parcelle. Ces éléments décident de ce qu’on peut cultiver, quand, et avec quels risques. On les appelle le milieu physique de production.

1. Comprendre

Les cinq groupes de facteurs du milieu

Les facteurs climatiques

Le rayonnement solaire fournit l’énergie de la photosynthèse : sans lumière, la plante ne fabrique pas sa matière. La température commande la germination et la vitesse de croissance ; trop froid ou trop chaud, la plante souffre. Le vent assèche le sol et les feuilles, peut coucher les tiges et emporter la terre fine. Les précipitations apportent l’eau : comptent la quantité de pluie, mais aussi sa répartition, la date de début et de fin de la saison des pluies, et les périodes sèches pendant la saison.

Les facteurs topographiques

L’altitude et la forme du terrain (plat, en pente, en creux) changent la circulation de l’eau : sur une pente, l’eau ruisselle et emporte le sol ; dans un creux, elle s’accumule.

Les facteurs biotiques

Ce sont les êtres vivants. Ils peuvent nuire : compétition (les mauvaises herbes prennent l’eau, la lumière et les éléments nutritifs), prédation (oiseaux, rongeurs, insectes), parasitisme (champignons, nématodes). Ils peuvent aussi aider : coopération et symbiose, comme les bactéries des nodosités des légumineuses (niébé, arachide) qui fixent l’azote de l’air.

Les facteurs pédologiques

Le sol porte la plante, garde l’eau et lui fournit les éléments nutritifs. Un sol sableux est léger et facile à travailler mais garde mal l’eau ; un sol argileux garde bien l’eau mais est lourd à travailler et peut s’engorger. Le type de sol guide le choix des cultures.

Les facteurs hydrologiques

La présence d’un cours d’eau, d’une mare ou d’une nappe, et les mouvements de l’eau (crue et décrue) offrent des possibilités : irrigation, cultures de décrue après le retrait des eaux. Ils créent aussi des risques d’inondation.

Les types de terrains à vocation agricole

TerrainDescriptionAvantagesInconvénients
PlateauTerrain haut et plat, bien drainé.Peu d’inondation ; facile à aménager.Sol parfois mince ou caillouteux ; eau loin.
PlaineGrande étendue plate.Facile à travailler, convient à la mécanisation.Risque d’eau stagnante si le drainage est mauvais.
PenteTerrain incliné.Bon écoulement de l’eau.Érosion : le sol est emporté par le ruissellement ; travail plus difficile.
Bas-fond (vallée)Partie basse où l’eau se rassemble.Sol souvent plus riche et humide ; cultures de saison sèche possibles.Inondation possible ; parfois mal drainé.
Terrain inondé périodiquementTerrain couvert par la crue puis découvert à la décrue.Eau et dépôts fertiles ; cultures de décrue.Calendrier imposé par la crue ; risque de pertes si la crue est forte.

Les risques en production

Les catastrophes naturelles

Inondation, sécheresse, ensablement, vent violent, foudre.

Les catastrophes dues à l’homme ou aux animaux

Vols, divagation des animaux dans les champs, incendies (feux de brousse), piétinement.

Se protéger

Connaître les risques de sa parcelle permet de les prévenir (haies, clôture, pare-feu, diguettes, choix de la date de semis) ou d’adapter les cultures (variétés à cycle court là où la saison des pluies est courte, cultures qui supportent l’eau dans les bas-fonds).

Au Mali

Au Mali, la pluie diminue du sud vers le nord : la région de Sikasso, au sud, est parmi les plus arrosées, le nord est sahélien puis désertique. Pendant la saison sèche souffle l’harmattan, un vent chaud et sec venu du nord-est. Le long du fleuve Niger, la crue puis la décrue permettent des cultures de décrue. Ces différences expliquent pourquoi on ne cultive pas la même chose, ni au même moment, partout dans le pays.

À retenir

2. S’exercer

Choisissez une réponse : la correction vient du serveur. Connecté, votre progression est enregistrée.

1. Lequel de ces éléments est un facteur climatique ?

2. Pourquoi les mauvaises herbes nuisent-elles à la culture ?

3. Les bactéries des nodosités des racines du niébé ou de l’arachide sont un exemple de :

4. Sur un terrain en pente, le principal risque est :

5. Un sol sableux :

6. Quel avantage offre un bas-fond ?

7. Les cultures de décrue se font :

8. Lequel est un risque dû à l’homme ou aux animaux ?

9. Pour l’agriculteur, qu’est-ce qui compte en plus de la quantité de pluie ?

10. Au Mali, comment varie la pluie en allant du sud vers le nord ?

3. Faire sur le terrain

Décrire le milieu physique de votre parcelle (ou de celle de l’école)
  1. Notez la date habituelle du début des pluies dans votre localité (demandez aux anciens).
  2. Observez le terrain : plateau, plaine, pente, bas-fond ou terrain inondable ?
  3. Prenez une poignée de terre humide : est-elle granuleuse (sableuse), collante (argileuse) ou douce (limoneuse) ?
  4. Où est l’eau la plus proche (puits, marigot, fleuve) ? Le terrain est-il inondé certaines années ?
  5. Listez les risques observés (ravines, animaux en divagation, feux, vols) et une mesure pour chacun.

Le curriculum demande des visites de terrain : faites cette fiche sur place, si possible avec votre enseignant.

Sources

Curriculum national des humanités techniques agricoles, option Agriculture générale (RDC, 2010), Agriculture, 1re année : compétence 1.1.1 « Interpréter le milieu de production », ressource R01 « Étudier le milieu physique ».

Documents : RDC, 2010 — Curriculum national des humanités techniques agricoles, option Agriculture générale. Leçon rédigée par Agro-Pastorale : École en ligne d’après ce contenu.